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Trafic cycliste et piétonnier

La mobilité douce englobe tous les moyens de locomotion basés sur l’utilisation de la force musculaire comme le vélo VTT compris, la marche, le roller, mais aussi le canoë ainsi que de tous les engins assimilés à des véhicules (trottinettes électriques, etc.).

Titelbild Velo- und Fussverkehr, Copyright Tiefbauamt des Kantons Bern, Foto B. Devènes - 2021

La force musculaire comme carburant

Le canton de Berne met sur un pied d’égalité la mobilité douce, les transports publics et le trafic individuel motorisé. La mobilité douce joue un rôle-clé pour la desserte des transports publics, que l’OPC soutient en allouant des subventions pour les installations bike-and-ride et les stations vélos. Dans le cadre de sa stratégie de mobilité globale, le canton de Berne vise une augmentation de la part de la mobilité douce dans le trafic.

L’Office des ponts et chaussées élabore trois plans sectoriels cantonaux :

La planification concrète des mesures en faveur de la mobilité douce s’effectue dans le cadre des conceptions régionales des transports et de l’urbanisation (CRTU), qui comprennent également les projets d’agglomération. Les mesures sur les routes cantonales se basent également sur des recensements des trajets scolaires effectués dans l’ensemble du canton ; elles sont fixées dans le plan du réseau routier ou dans le crédit-cadre d’investissement routier.

La planification des chemins pour piétons et des chemins cyclables constitue une tâche communale importante. Les communes définissent les réseaux communaux destinés à la mobilité douce dans leurs plans directeurs et leurs plans d’affectation et coordonnent ceux-ci avec les plans des communes voisines et des régions ainsi qu’avec les plans sectoriels cantonaux. Les régions sont responsables des planifications d’itinéraires s’étendant sur plusieurs communes, et de la planification des itinéraires de VTT.

Le trafic cycliste

Le trafic cycliste est subdivisé en deux types : le trafic cycliste pendulaire (= déplacement à vélo pour atteindre un lieu dans un but précis) et le trafic cycliste de loisirs (= randonnée à vélo à des fins de détente ou de loisirs).

Le canton de Berne entend mettre le vélo et les autres moyens de transport sur un pied d’égalité. L’offre de trafic cycliste fait ainsi l’objet d’un développement sur l’ensemble du territoire cantonal, qui vise à rendre la circulation à vélo attrayante et sûre. Le Grand Conseil et le Conseil-exécutif ont fait part de leur volonté d’encourager le trafic cycliste dans le cadre de plusieurs décisions de principe. La sécurité des trajets scolaires fait l’objet d’une attention toute particulière. Le plan sectoriel pour le trafic cycliste (ACE n° 1436 du 3 décembre 2014, adapté le 27 mai 2020) définit les itinéraires cyclables assurant une fonction de réseau cantonal pour le trafic cycliste quotidien et de loisirs (art. 45 de la loi sur les routes).

Les itinéraires cyclables quotidiens assurant une fonction de réseau cantonal ne sont pas uniquement situés sur les routes cantonales. Lorsque cela est approprié, le trafic cycliste est de plus en plus dirigé vers les routes communales et les routes privées. Les voies cyclables cantonales complètent le réseau. La poursuite de la densification du réseau pour le trafic cycliste quotidien au niveau régional et communal est à la fois nécessaire et souhaitée. Les communes sont responsables de la planification du réseau au niveau communal, trajets scolaires compris.

Les itinéraires de loisirs ont été dotés d’un système de balisage uniforme par l’Office des ponts et chaussées, ainsi que d’un système de communication via la plateforme SuisseMobile. Par ailleurs, il est possible de distinguer les routes nationales (numéros à un chiffre, de 1 à 9), les routes régionales (à deux chiffres) et les voies cyclables locales (à trois chiffres). L’Office des ponts et chaussées est responsable de la construction et de l’entretien des routes cantonales, la commune de l’ensemble des autres routes communales et privées. La planification des itinéraires de VTT incombe aux régions. La signalisation des nouveaux itinéraires de loisirs doit quant à elle être approuvée par l’OPC.

Trafic piétonnier

Se déplacer à pied est la forme de mobilité la plus ancienne qui soit. La marche permet de se déplacer dans le respect de l’environnement, de rester en forme tout en avançant étonnamment vite. Les chemins pédestres peuvent en outre être reliés et combinés à d’autres moyens de transport.

Le canton de Berne considère la mobilité piétonne comme un des éléments essentiels de la desserte fine en matière de transport des personnes. Il s’emploie donc à mettre en place un réseau de chemins pour piétons attrayant. Une attention particulière est accordée à la sécurité sur les trajets scolaires. Le trafic piétonnier est en premier lieu une tâche des communes. Celles-ci fixent le réseau des chemins pour piétons dans leur plan directeur ou leur plan d’affectation et édictent les plans nécessaires au plus tard lors de la prochaine révision ordinaire de leur aménagement local (ordonnance sur les routes, art. 27 et 61). L’Office des ponts et chaussées conseille les communes et est responsable du trafic piétonnier sur les routes cantonales.

Trajets scolaires

Qu’ils soient à vélo ou à pied, les enfants sur le chemin de l’école représentent un groupe-cible important. L’objectif est de mettre en place des voies sûres que les enfants peuvent emprunter seuls pour se rendre à l’école. Ces voies servent en outre à l’ensemble de la population et favorisent ainsi les déplacements à pied ou à vélo.
Le trajet scolaire relève de la responsabilité des parents. Il revient aux communes de juger de l’acceptabilité des trajets scolaires. Il convient de discuter des mesures d’exploitation et de construction avec les propriétaires des routes concernées et, dans le cas des routes cantonales, avec l’arrondissement d’ingénieur en chef compétent. Des informations complémentaires sur les trajets scolaires sont disponibles sur le site de la Direction de l’instruction publique et de la culture du canton de Berne.

Randonnée pédestre

Le réseau suisse des chemins de randonnée pédestre jouit d’une excellente renommée au-delà des frontières du pays. Il apporte une contribution importante à la promotion de la mobilité douce et favorise ainsi la pratique d’une activité physique saine et respectueuse de l’environnement au sein d’une grande partie de la population.

Le canton de Berne définit les itinéraires principaux et les itinéraires complémentaires dans le plan sectoriel du réseau des itinéraires de randonnée pédestre, assure en collaboration avec les Chemins pédestres bernois la signalisation des quelque 10 000 kilomètres du réseau, et subventionne la construction et l’aménagement d’itinéraires principaux de randonnée pédestre. Les demandes d’aide financière doivent être adressées à l’arrondissement d’ingénieur en chef compétent.

Voies de communication historiques

Les voies de communication historiques sont des routes ou des chemins d’origine ancienne, attestés par des documents historiques et en partie conservés dans leur conception traditionnelle. Biens culturels précieux, elles sont inscrites à l’inventaire fédéral des voies de communication historiques (IVS) consultable sur une carte interactive sur le Géoportail du canton de Berne.

L’Office des ponts et chaussées est le service cantonal spécialisé en matière de protection des voies de communication historiques. Avec l’aide de prestataires externes, les arrondissements d’ingénieur en chef procèdent à des évaluations spécialisées dans le cadre des planifications et des études de projet. Ils traitent par ailleurs les demandes d’aides financières pour la conservation de ces biens culturels. Le service Mobilité douce apporte son soutien aux arrondissements et élabore des guides relatifs aux voies de communication historiques.

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